Cas Clinique Stéphanie n°2 – Septembre 2019

Vous voyez en consultation Stéphanie T, 24 ans qui a présenté il y a 1 an, une thrombose veineuse profonde compliquée d’embolie pulmonaire suite à une chute de vélo, responsable d’un large hématome de la face latérale de la cuisse droite.

Le bilan de thrombophilie réalisé lors de son hospitalisation avait montré une suspicion de syndrome des anti-phospholipides (anticoagulant circulant lupique associée à des anticorps anti-cardiolipines de type IgG 132 U/L et des anticorps anti-beta 2 GP1 de type IgG 67,5 U/L) mais le diagnostic n’a pas été confirmé, puisque la patiente n’a pas eu de contrôle biologique depuis sa sortie d’hôpital.

Stéphanie vous consulte car elle souhaite une grossesse. Elle poursuit son traitement anticoagulant par warfarine 7mg/jour qui permet d’obtenir des INR entre 2 et 3. L’interrogatoire et l’examen clinique ne montrent aucun signe en faveur d’un lupus.

1 La patiente vous demande si elle peut arrêter le traitement anticoagulant qu’elle prend depuis 12 mois

 
 
 
 
 

2 La patiente vous demande si les anticorps anti-phospholipides peuvent être recherchés sous warfarine ou si elle doit arrêter son traitement

 
 
 
 
 

3 La patiente vous demande si elle peut envisager une grossesse sous warfarine

 
 
 
 
 

4 Trois semaines plus tard, vous recevez les résultats du bilan biologique prescrit.
Les résultats sont :

  • TCA 45 sec
  • TP 27%    
  • INR 2.8
  • Présence d’anticoagulant circulant lupique
  • Anticorps anti-cardiolipines IgG < 5 U/L
  • Anticorps anti-beta 2 GP1 de type IgG 93,5 U/L

Quel est votre conseil par rapport à la durée du traitement anticoagulant ?

 
 
 
 
 

5 Deux mois plus tard, vous apprenez que la patiente est enceinte de 4 semaines d’aménorrhée. Quelle est la conduite à tenir sur le plan prévention anti-thrombotique ?

 
 
 
 
 

6 Au 8ème mois de la grossesse, la patiente s’inquiète car son obstétricien a annoncé un léger retard de croissance. Tous les deux demandent votre avis sur le bénéfice potentiel d’intensifier le traitement anti-thrombotique. Quelle est votre réponse ?

 
 
 
 
 

7 Stéphanie vous demande si elle peut bénéficier d’une anesthésie péridurale lors de son accouchement 

 
 
 
 
 

8 La patiente accouche à terme, par voie basse, sous anesthésie péridurale d’une petite fille de 2600 g. Le pédiatre vous interroge s’il faut vérifier les anticorps anti-phospholipides chez le nouveau-né. Que répondez-vous ?

 
 
 
 
 

9 En post-partum, la patiente est sous HBPM à doses curatives. Six jours après son accouchement, à l’examen clinique, vous constatez les lésions suivantes :

Quel est le premier diagnostic à évoquer en urgence devant ce tableau clinique ?

 
 
 
 
 

10 La numération plaquettaire montre une thrombopénie modérée à 83 G/L avec des anticorps anti-PF4 positifs. Comment modifiez-vous le traitement anticoagulant de la patiente ?

 
 
 
 
 

Question 1 sur 10